Jangorama

29 octobre 2007

L'heure du félin

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Mac OS X Leopard arrive dans ma machine. Canalblog me rend fou. Le nombre de visiteur de tasse gravement. Bref...

Le Jangorama prend quelques jours de recul, pour revenir de plus belle dans le Web 2.0 (j'ai déjà quelques idées).

A tout bientôt et merci de votre fidélité.

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25 octobre 2007

Le retour de Francis!

L'inquiétude était légitime... Dix ans après un Rainmaker un peu oublié, le mythique réalisateur d'Apocalypse Nom des Godfather, de Cotton Club, de Rumble Fish, mais aussi de Jack avec Robin Williams (ouch) ou de Captain Eo avec Michael Jackson (re-ouch), revient, délaissant un temps ses bouteilles de vin et ses tire-bouchons estampillés, il s'est exilé dix-huit mois en Roumanie pour tourner Youth Without Youth, dont le titre français sera visiblement L'Homme sans âge. Son nouvel opus n'est donc pas le gigantesque Megalopolis, projet hanté auquel fait peut-être référence l'eouvre inachevée du personnage de Tim Roth dans ce nouvel opus. Et d'après les premiers échos, le résultat est à la hauteur des attentes.

Le film suivant est déjà sur les rails, le tournage devrait commencer incessamment sous peu. Tetro racontera la vie d'une famille d'artistes immigrés italiens... pour rappel dans la famille Coppola on trouve donc Francis, mais aussi: la fille Sofia (réalisatrice), le fils Roman (réalisateur), la soeur Talia Shire (Adrienne dans Rambo! et actrice dans les Parrains), le père Carmine (compositeur, notamment sur Apocalypse et Le Parrain III), le beau-frère Bill Neil (effets spéciaux sur Star Wars VI, Indiana Jones, Superman Returns et le Dracula de Francis), le neveu Nicolas Cage (de son vrai nom Nicolas Coppola), le neveu Christopher Neil (coach dialogues sur plusieurs films de Francis ou sur Star Wars III), le neveu Jason Schwartzmann (acteur dans Marie Antoinette et le nouveau Wes Anderson), etc... En tout 13 membres de la famille dans l'industrie du cinéma, une véritable mafia sympathique et jamais vue! Ca promet pour le film...

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En attendant de voir tout ça, Youth Without Youth a été présenté en première mondiale au festival de Rome, et c'est la télévision suisse romande qui nous en parle!

Après dix ans d'absence du grand écran, Francis Ford Coppola a présenté samedi en avant-première mondiale au festival de Rome son film "Youth Without Youth", un conte philosophique sur le mythe de l'éternelle jeunesse. Adapté d'une nouvelle de l'écrivain et philosophe roumain Mircea Eliade, "Youth Without Youth" (littéralement "La jeunesse sans la jeunesse") a été tourné par le réalisateur américain pendant dix-huit mois en Roumanie.

Bucarest, 1938 : un professeur de linguistique de 70 ans, Dominic Matei, (interprété par Tim Roth), s'apprête à se suicider lorsqu'il est foudroyé par un éclair. Non seulement il va survivre, mais il va découvrir, en guérissant, que son corps est devenu celui d'un trentenaire et que ses capacités mentales ont décuplé. Son cas intéresse fortement les médecins nazis auxquels il ne réussit à échapper qu'en s'enfuyant en Suisse. Suivent de longues années pendant lesquelles, sous de fausses identités, il poursuit assidûment le travail de sa vie sur l'origine des langues.

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Etrange, mystique, ésotérique, fantastique et parfois rocambolesque, le film présenté hors concours n'en est pas moins attachant et fascinant, appelant à une réflexion sur ce que l'homme fait de son temps. "Ce film est une véritable fable. Je ne voulais pas faire un film qui soit inaccessible, vous devez le voir deux fois. A la deuxième vision, vous verrez plus de choses", a déclaré Francis Ford Coppola, longuement acclamé lors d'une conférence de presse, alors que la projection pour les journalistes n'avait récolté que de tièdes applaudissements.

"Il faut être conscient que lorsque vous faites quelque chose qui n'est pas habituel, lorsque vous vous aventurez sur un nouveau territoire, il faut du temps aux gens pour s'y habituer, pour mûrir la chose, la ruminer, pour qu'ils s'y intéressent", a-t-il souligné. "Il est facile d'appréhender le temps dans un film, mais la conscience me fascinait. C'est ce qui m'excitait vraiment, j'avais ce désir d'en apprendre plus sur la conscience", a expliqué Francis Ford Coppola.

Retrouvant les grands écrans après une décennie d'absence - "L'Idéaliste" ("The Rainmaker") était sorti en 1997 - Coppola a expliqué cette interruption par son envie d'écrire mais aussi de "trouver [sa] place dans le business du cinéma". Tant de réalisateurs "veulent faire le même film encore et encore, toujours faire des remake avec des vieux films. Je pense que chaque remake est une perte d'énergie et d'argent. C'est tellement mieux de faire des films qui aident à illuminer la vie !", s'est exclamé le réalisateur des "Parrains" et d'"Apocalypse Now".

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Vivement tout ça dans les salles (le 14 novembre en France)! Le film jouit déjà d'une côte de 9,2 sur Imdb avec 105 votes, de quoi rendre l'espoir en toute la génération du Nouvel Hollywood à quelques mois de la sortie d'Indy IV dont le tournage vient de s'achever (bon la je rêve tout haut... soupir...).

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15 octobre 2007

Cinergie octobre 2007

J'ai oublié de vous parler du numéro de septembre, mais le mal est réparé avec la nouvelle livraison du webzine du cinéma belge, avec deux critiques et un entretien signés de votre serviteur. Cliquez sur le logo pour le webzine, sur les liens pour les articles.

Critique de Cowboy de Benoît Mariage

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Critique de Où est la main de l'homme sans tête des frères Malandrin

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Entretien filmé et écrit avec Susana Rossberg, monteuse, dans la série "Les Métiers du Cinéma"


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14 octobre 2007

L'art c'est l'homme ajouté à la nature (Francis Bacon)

Grâce à Internet, l'art est partout. Comme on dit: "ne faites pas ça chez vous à la maison" (et demande à tes parents de t'aider pour les découpages). Mais vraiment pas!

Qui n'a jamais eu envie de mettre au micro-onde des objets qui ne s'y prêtent pas? Cd, plastiques, savon, biscuits industriels... Cette envie bien souvent réprimée est finalement assez symptomatique de notre époque: se procurer du luxe et le foutre en l'air "pour voir ce que ça fait".
Hé bien vous n'aurez pas à sacrifier votre électro-ménager car bien sûr des cinglés l'ont fait pour vous. Leur site MicroWaveCam surprend par sa sobriété, moi je vous dit qu'on est pas loin de l'art conceptuel (foncièrement crétin et fascinant). Voyez plutôt un digest de leurs performances sur une chanson de circonstance (Let the motherfucker burn... entre autres).


Nous sommes en 1976. Il est 5h, Paris s'éveille et, prêt à mourir pour le cinéma, Claude Lelouch traverse la capitale française à 400 à l'heure dans une Ferrari 275. Impensable dans la France de Sark... de 2007, un ovni à voir absolument, tout aussi crétin sur le fond et fascinant sur la forme que la précédente, mais en 76!


Last but not least, un exercice que vous seriez bien en peine de reproduire, sauf si vous êtes au Japon et que vous avez de nombreuses amies qui aiment sautiller, jouer avec des pelotes de laine ou lire un livre au coin du feu. Si vous pensiez que vous ne pouviez pas rester des heures à fixer une horloge, détrompez-vous! L'art donne l'heure et c'est bien la moindre des choses!
Instantanément culte. Visiblement, tout ça est parti d'une pub pour le cachemire de la marque Uniqlo, ce qui en fait un objet encore plus "vingt-et-unième siècle"! Visitez le site, pour notamment en faire votre écran de veille: Uniqlock.jp

(on coupe le son dans le coin à droite)

PS: Merci, par ordre d'apparition, à Miam Monster Miam, au sosie de George Lucas jeune et à celui qui aime OSS 117 mais pas Life Aquatic, pour les liens ;o)

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13 octobre 2007

L'Histoire du cinéma en chantant

La naissance de United Artists en chanson:

MARY PICKFORD - Katie Melua (written by Mick Batt)
Clique-droit (ouvrir dans une autre fenêtre ou enregistrer)

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Mary Pickford used to eat roses
Thought that they’d make her beautiful and they did,
One supposes.

Douglas Fairbanks, he was so handsome,
He wore a moustache,
Must-a had much cash, too,
Worth a king’s ransom,

Charlie Chaplin, he was invited,
When these artists became united.
When these artists became united.

David Griffith worked as an extra,
Then as a stagehand,
Until they let him be
A director

Dave was brave, a mover and shaker,
A true pioneer,
He seemed to show no fear,
A real film maker

Just like Chaplin, he was invited,
When these artists became united.
When these artists became united.

They tied the knot together,
Groom and bride couldn’t hide their pleasure.
They tried to pick fair weather,
But love died, didn’t last forever.

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Douglas, Mary, David et Charlie fondent United Artist en 1922 pour assurer le contrôle artistique des créateurs face aux majors. Depuis le studio est passé de mains en mains, et vient d'être racheter par Tom "j'ai été viré de la Paramount" Cruise et sa comparse de toujours Paula Wagner...

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Quelques films UA récents pour mémoire: la série des James Bond, des Rocky, des Panthère Rose, CQ, Capote, Hotel Rwanda, Ghost World, Thomas Crown, autant de patrimoine dans les mains adipeuses de l'oncle Tom! C'est bien vrai qu'il était temps de rendre hommage aux fondateurs...

Site Officiel de United Artists Entertainement LLC


LA BEAUTE D'AVA GARDNER par Alain Souchon

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J'aime les hommes qui sont c'qui peuvent,
Assis sur le bord des fleuves.
Ils regardent s'en aller dans la mer
Les bouts de bois, les vieilles affaires,
La beauté d'Ava Gardner.

Ça met dans leurs yeux un air,
De savoir que tout va dans la mer,
La jeune fille adoucie des soirs de verre,
Les bateaux, les avions de guerre,
La beauté d'Ava Gardner.

Les murs écroulés du monde,
Filez, nos belles enfances blondes,
Edith Nylon, les nageuses à l'envers,
Les odeurs dans les chemins de fer,
La beauté d'Ava Gardner.

J'aime les regretteurs d'hier
Qui trouvent que tout c'qu'on gagne, on l'perd,
Qui voudraient changer le sens des rivières,
Retrouver dans la lumière
La beauté d'Ava Gardner.

Retrouver les chose premières,
La beauté d'Ava Gardner...


PS: Pour finir, n'oubliez jamais que dans le Jangorama on gagne toujours à cliquer un peu partout!


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05 octobre 2007

Hollywood terroriste!!

C'est d'habitude pas le genre de la maison de faire dans le paparazzi (tiens, d'ailleurs, saviez-vous que cette expression vient du nom de Mastroiani dans La Dolce Vita?), mais ces clichés m'ont bien amusé. Ils prouvent qu'aux USA, si vous êtes une célébrité, certes une peine de prison de 48 jours peut se transformer en 48 heures (qui a dit Paris Hilton?!), mais au moins devant le terrorisme on est tous égaux! Ainsi Kate Beckinsale a sonné à l'aéroport de Los Angeles, mais les douaniers ont pris leur courage à deux mains pour affronter l'actrice, ni à la déchausser, malgré son haut moulant et son jean aux pattes d'éph' traîtres. Visiblement, aucune kalachnikov dissimulée sur la belle anglaise, ouf!

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A la décharge des forces de la law et de l'order, il faut dire que Kate (pour les intimes) a déjà été plus intimidante (dans la rôle d'une vampire dans Underworld et sa suite). Elle est actuellement à l'affiche du franchement mauvais Motel/No Vancancy, ersatz de Hostel et autres Saw (déjà avec des références comme ça...), mais heureusement on la retrouvera bientôt dans le rôle de Barbarella dans une nouvelle adaptation cinématographique! Heu, j'ai dit "heureusement"? Allez Kate, courage on t'aime (enfin un copain à moi et puis moi)!

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01 octobre 2007

Quelques mots sur quelques films (en salles)

18798941 99F, de Jan Kounen

Le cocktail Beigbeder-Kounen-Dujardin, sur papier ça laissait perplexe. Hé bien sur écran c'est une réussite totale! Oui, oui j'ai dit totale, même si le film n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre il est d'une efficacité redoutable. J'apprécie beaucoup la débauche d'effets et de techniques qui sert de vernis à un nihilisme profond, car il n'y a ici rien n'y personne à racheter. Comme le dit Octave en reniflant un truc bizarre qui traine dans son appartement, juste après avoir vomi sur une métisse nue dans la baignoire, le monde "c'est de la merde"! Dujardin prouve l'étendue de son talent comique après sa performance mémorable dans OSS 117, j'espère qu'un succès possible du film en fera un incontournable du ciné français, ça nous changerait de Clovis Cornillac et Benoit Magimel (pitié!). Pour le reste, je vous renvoie à l'appréciation de l'ami Yann made on a Mac Le Naour, et comme ça je lui fais sa pub ;o)

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mp66 Manufactured Landscape, de Jenifer Baichwal

Celui-là je l'avais raté à Bruxelles (Arenberg de mes amours...) mais j'ai pu le rattraper à Ostende et je voulais en dire un mot au cas où ce que ça lui ferait gagner ne serait-ce qu'un spectateur. En effet voilà un docu qui combine beaucoup de qualités. Plastiques d'abord, avec un magnifique travelling d'ouverture d'un quinzaine de minutes tout le long d'une usine chinoise de ventilateur pour donner le ton. Bien rythmé, mêlant interview (en off) et prise de vue sur le vif. Le film est un double voyage dans l'oeuvre du photographe Ed Burtynsky. D'une part une sorte de making of où l'on suit l'artiste dans ses déplacements, de l'autre la cinéaste épouse sa démarche et tente de l'appliquer, avec plus ou moins de succès à l'image en mouvement. Passionnant. Et surtout l'occasion de découvrir ce travail. La démarche de Burtynsky me plaît énormément. Il ne se pose pas en donneur de leçon. Il désire nous offrir un point de vue complet sur le fonctionnement du monde. Aussi il cherche les paysages modernes, ceux créés artificiliements (le titre donc) et où sont assemblés tous nos produits "made in china", mais aussi bâtit nos bateaux cargos ou où s'entassent nos ordures dans l'attente d'être recyclées. Une vision très concrète de comment le sud entretient le nord, mais par le biais seul de l'esthétique. Burtynsky c'est Yann Arthus-Bertrand sans le côté casse-couille, c'est un homme qui ne prend pas son public pour des idiots ou des enfants, qui ne prétend pas apporter de réponses, mais soulever des questions. Bref un artiste. A découvrir sur son site officiel: http://www.edwardburtynsky.com/.

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18796709 La vérité ou presque, de Sam Karmann

Avec Kennedy et moi et A la petite semaine, Sam Karmann (pour les distraits, c'est Emile le tueur-euh! dans La Cité de la Peur) a entammé un sillon qu'il continue ici de creuser, celui d'un cinéma français sans prétention mais de qualité (principalement scénaristique et comédianique, le jour où les français nous épatent avec leur photographie on commencera à y croire). Après le polar, il tente ici la comédie de moeurs, avec une sorte d'esprit anglais raffiné qui évite à la chose de tomber dans la marivaudage. Le rire est franc, la parole est libérée (un de ces rares films avec des homosexuels qui ont l'air de gens normaux sans que cela soit le thème du film, merci), l'émotion est au coin de la rue lorsque André Dussolier et Karin Viard remonte le trace d'une mystérieuse chanteuse de jazz. Car le casting est solide, outre les deux précités, on retrouve Karmann lui-même, trop rare, et François Cluzet, probablement le meilleur comédien français depuis un bout de temps.

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18774999 Mon frère est fils unique / Il mio fratello e figlio unico, de Daniele Luchetti

Malgré un haut capital sympathie à la base (un triangle amoureux, l'Italie des années 70 et ses luttes idéologiques, la jeunesse et la fougue!) cet opus rital ne m'a pas tout à fait convaincu. Ne fait pas La Meglio Juventu qui veut, même avec les mêmes scénaristes. Déjà, la mise en scène souffre du syndrome "je tourne caméra à l'épaule parce que ça fait bien mais je ne réfléchi pas à ma démarche", et du coup ça bouge un peu trop sans raison et ça c'est dommage car un beau cadre et ben c'est beau, merde! Ensuite, à force d'hésiter entre l'intrigue politique (éclairante) et l'intrigue amoureuse (attachante, deux frères ne se supportent pas mais aiment la même femme), il pêche un peu sur les deux tableaux, et escamote la demoiselle à la fin de façon abrupte. Dommage donc, car à part ça il y a quand même du bon, surtot si on s'intéresse à l'Italie et aux années 70 (et là, paf, je suis dans le coeur de cible!). La bonne nouvelle du film s'appelle Diane Fleri, comédienne française (!) qui, dans le rôle de "la fille", vole la vedette aux deux acteurs principaux. En plus d'être raah lovely (enfin photogénique quoi), elle joue diablement bien! Parions qu'on la reverra.

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