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Jangorama

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29 octobre 2007

L'heure du félin

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Mac OS X Leopard arrive dans ma machine. Canalblog me rend fou. Le nombre de visiteur de tasse gravement. Bref...
Le Jangorama prend quelques jours de recul, pour revenir de plus belle dans le Web 2.0 (j'ai déjà quelques idées).
A tout bientôt et merci de votre fidélité.
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25 octobre 2007

Le retour de Francis!

L'inquiétude était légitime... Dix ans après un Rainmaker un peu oublié, le mythique réalisateur d'Apocalypse Nom des Godfather, de Cotton Club, de Rumble Fish, mais aussi de Jack avec Robin Williams (ouch) ou de Captain Eo avec Michael Jackson (re-ouch), revient, délaissant un temps ses bouteilles de vin et ses tire-bouchons estampillés, il s'est exilé dix-huit mois en Roumanie pour tourner Youth Without Youth, dont le titre français sera visiblement L'Homme sans âge. Son nouvel opus n'est donc pas le gigantesque Megalopolis, projet hanté auquel fait peut-être référence l'eouvre inachevée du personnage de Tim Roth dans ce nouvel opus. Et d'après les premiers échos, le résultat est à la hauteur des attentes.
Le film suivant est déjà sur les rails, le tournage devrait commencer incessamment sous peu. Tetro racontera la vie d'une famille d'artistes immigrés italiens... pour rappel dans la famille Coppola on trouve donc Francis, mais aussi: la fille Sofia (réalisatrice), le fils Roman (réalisateur), la soeur Talia Shire (Adrienne dans Rambo! et actrice dans les Parrains), le père Carmine (compositeur, notamment sur Apocalypse et Le Parrain III), le beau-frère Bill Neil (effets spéciaux sur Star Wars VI, Indiana Jones, Superman Returns et le Dracula de Francis), le neveu Nicolas Cage (de son vrai nom Nicolas Coppola), le neveu Christopher Neil (coach dialogues sur plusieurs films de Francis ou sur Star Wars III), le neveu Jason Schwartzmann (acteur dans Marie Antoinette et le nouveau Wes Anderson), etc... En tout 13 membres de la famille dans l'industrie du cinéma, une véritable mafia sympathique et jamais vue! Ca promet pour le film...
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En attendant de voir tout ça, Youth Without Youth a été présenté en première mondiale au festival de Rome, et c'est la télévision suisse romande qui nous en parle!
Après dix ans d'absence du grand écran, Francis Ford Coppola a présenté samedi en avant-première mondiale au festival de Rome son film "Youth Without Youth", un conte philosophique sur le mythe de l'éternelle jeunesse. Adapté d'une nouvelle de l'écrivain et philosophe roumain Mircea Eliade, "Youth Without Youth" (littéralement "La jeunesse sans la jeunesse") a été tourné par le réalisateur américain pendant dix-huit mois en Roumanie.
Bucarest, 1938 : un professeur de linguistique de 70 ans, Dominic Matei, (interprété par Tim Roth), s'apprête à se suicider lorsqu'il est foudroyé par un éclair. Non seulement il va survivre, mais il va découvrir, en guérissant, que son corps est devenu celui d'un trentenaire et que ses capacités mentales ont décuplé. Son cas intéresse fortement les médecins nazis auxquels il ne réussit à échapper qu'en s'enfuyant en Suisse. Suivent de longues années pendant lesquelles, sous de fausses identités, il poursuit assidûment le travail de sa vie sur l'origine des langues.
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Etrange, mystique, ésotérique, fantastique et parfois rocambolesque, le film présenté hors concours n'en est pas moins attachant et fascinant, appelant à une réflexion sur ce que l'homme fait de son temps. "Ce film est une véritable fable. Je ne voulais pas faire un film qui soit inaccessible, vous devez le voir deux fois. A la deuxième vision, vous verrez plus de choses", a déclaré Francis Ford Coppola, longuement acclamé lors d'une conférence de presse, alors que la projection pour les journalistes n'avait récolté que de tièdes applaudissements.
"Il faut être conscient que lorsque vous faites quelque chose qui n'est pas habituel, lorsque vous vous aventurez sur un nouveau territoire, il faut du temps aux gens pour s'y habituer, pour mûrir la chose, la ruminer, pour qu'ils s'y intéressent", a-t-il souligné. "Il est facile d'appréhender le temps dans un film, mais la conscience me fascinait. C'est ce qui m'excitait vraiment, j'avais ce désir d'en apprendre plus sur la conscience", a expliqué Francis Ford Coppola.
Retrouvant les grands écrans après une décennie d'absence - "L'Idéaliste" ("The Rainmaker") était sorti en 1997 - Coppola a expliqué cette interruption par son envie d'écrire mais aussi de "trouver [sa] place dans le business du cinéma". Tant de réalisateurs "veulent faire le même film encore et encore, toujours faire des remake avec des vieux films. Je pense que chaque remake est une perte d'énergie et d'argent. C'est tellement mieux de faire des films qui aident à illuminer la vie !", s'est exclamé le réalisateur des "Parrains" et d'"Apocalypse Now".
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Vivement tout ça dans les salles (le 14 novembre en France)! Le film jouit déjà d'une côte de 9,2 sur Imdb avec 105 votes, de quoi rendre l'espoir en toute la génération du Nouvel Hollywood à quelques mois de la sortie d'Indy IV dont le tournage vient de s'achever (bon la je rêve tout haut... soupir...).
15 octobre 2007

Cinergie octobre 2007

J'ai oublié de vous parler du numéro de septembre, mais le mal est réparé avec la nouvelle livraison du webzine du cinéma belge, avec deux critiques et un entretien signés de votre serviteur. Cliquez sur le logo pour le webzine, sur les liens pour les articles.

Critique de Cowboy de Benoît Mariage
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Critique de Où est la main de l'homme sans tête des frères Malandrin
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Entretien filmé et écrit avec Susana Rossberg, monteuse, dans la série "Les Métiers du Cinéma"
14 octobre 2007

L'art c'est l'homme ajouté à la nature (Francis Bacon)

Grâce à Internet, l'art est partout. Comme on dit: "ne faites pas ça chez vous à la maison" (et demande à tes parents de t'aider pour les découpages). Mais vraiment pas!

Qui n'a jamais eu envie de mettre au micro-onde des objets qui ne s'y prêtent pas? Cd, plastiques, savon, biscuits industriels... Cette envie bien souvent réprimée est finalement assez symptomatique de notre époque: se procurer du luxe et le foutre en l'air "pour voir ce que ça fait". Hé bien vous n'aurez pas à sacrifier votre électro-ménager car bien sûr des cinglés l'ont fait pour vous. Leur site MicroWaveCam surprend par sa sobriété, moi je vous dit qu'on est pas loin de l'art conceptuel (foncièrement crétin et fascinant). Voyez plutôt un digest de leurs performances sur une chanson de circonstance (Let the motherfucker burn... entre autres).

Nous sommes en 1976. Il est 5h, Paris s'éveille et, prêt à mourir pour le cinéma, Claude Lelouch traverse la capitale française à 400 à l'heure dans une Ferrari 275. Impensable dans la France de Sark... de 2007, un ovni à voir absolument, tout aussi crétin sur le fond et fascinant sur la forme que la précédente, mais en 76!

Last but not least, un exercice que vous seriez bien en peine de reproduire, sauf si vous êtes au Japon et que vous avez de nombreuses amies qui aiment sautiller, jouer avec des pelotes de laine ou lire un livre au coin du feu. Si vous pensiez que vous ne pouviez pas rester des heures à fixer une horloge, détrompez-vous! L'art donne l'heure et c'est bien la moindre des choses!
Instantanément culte. Visiblement, tout ça est parti d'une pub pour le cachemire de la marque Uniqlo, ce qui en fait un objet encore plus "vingt-et-unième siècle"! Visitez le site, pour notamment en faire votre écran de veille: Uniqlock.jp
(on coupe le son dans le coin à droite)
PS: Merci, par ordre d'apparition, à Miam Monster Miam, au sosie de George Lucas jeune et à celui qui aime OSS 117 mais pas Life Aquatic, pour les liens ;o)
13 octobre 2007

L'Histoire du cinéma en chantant

La naissance de United Artists en chanson:
MARY PICKFORD - Katie Melua (written by Mick Batt) Clique-droit (ouvrir dans une autre fenêtre ou enregistrer)
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Mary Pickford used to eat roses Thought that they’d make her beautiful and they did, One supposes.
Douglas Fairbanks, he was so handsome, He wore a moustache, Must-a had much cash, too, Worth a king’s ransom,
Charlie Chaplin, he was invited, When these artists became united. When these artists became united.
David Griffith worked as an extra, Then as a stagehand, Until they let him be A director
Dave was brave, a mover and shaker, A true pioneer, He seemed to show no fear, A real film maker
Just like Chaplin, he was invited, When these artists became united. When these artists became united.
They tied the knot together, Groom and bride couldn’t hide their pleasure. They tried to pick fair weather, But love died, didn’t last forever.
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Douglas, Mary, David et Charlie fondent United Artist en 1922 pour assurer le contrôle artistique des créateurs face aux majors. Depuis le studio est passé de mains en mains, et vient d'être racheter par Tom "j'ai été viré de la Paramount" Cruise et sa comparse de toujours Paula Wagner...
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Quelques films UA récents pour mémoire: la série des James Bond, des Rocky, des Panthère Rose, CQ, Capote, Hotel Rwanda, Ghost World, Thomas Crown, autant de patrimoine dans les mains adipeuses de l'oncle Tom! C'est bien vrai qu'il était temps de rendre hommage aux fondateurs...
Site Officiel de United Artists Entertainement LLC

LA BEAUTE D'AVA GARDNER par Alain Souchon
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J'aime les hommes qui sont c'qui peuvent, Assis sur le bord des fleuves. Ils regardent s'en aller dans la mer Les bouts de bois, les vieilles affaires, La beauté d'Ava Gardner.
Ça met dans leurs yeux un air, De savoir que tout va dans la mer, La jeune fille adoucie des soirs de verre, Les bateaux, les avions de guerre, La beauté d'Ava Gardner.
Les murs écroulés du monde, Filez, nos belles enfances blondes, Edith Nylon, les nageuses à l'envers, Les odeurs dans les chemins de fer, La beauté d'Ava Gardner.
J'aime les regretteurs d'hier Qui trouvent que tout c'qu'on gagne, on l'perd, Qui voudraient changer le sens des rivières, Retrouver dans la lumière La beauté d'Ava Gardner.
Retrouver les chose premières, La beauté d'Ava Gardner...

PS: Pour finir, n'oubliez jamais que dans le Jangorama on gagne toujours à cliquer un peu partout!
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5 octobre 2007

Hollywood terroriste!!

C'est d'habitude pas le genre de la maison de faire dans le paparazzi (tiens, d'ailleurs, saviez-vous que cette expression vient du nom de Mastroiani dans La Dolce Vita?), mais ces clichés m'ont bien amusé. Ils prouvent qu'aux USA, si vous êtes une célébrité, certes une peine de prison de 48 jours peut se transformer en 48 heures (qui a dit Paris Hilton?!), mais au moins devant le terrorisme on est tous égaux! Ainsi Kate Beckinsale a sonné à l'aéroport de Los Angeles, mais les douaniers ont pris leur courage à deux mains pour affronter l'actrice, ni à la déchausser, malgré son haut moulant et son jean aux pattes d'éph' traîtres. Visiblement, aucune kalachnikov dissimulée sur la belle anglaise, ouf!
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A la décharge des forces de la law et de l'order, il faut dire que Kate (pour les intimes) a déjà été plus intimidante (dans la rôle d'une vampire dans Underworld et sa suite). Elle est actuellement à l'affiche du franchement mauvais Motel/No Vancancy, ersatz de Hostel et autres Saw (déjà avec des références comme ça...), mais heureusement on la retrouvera bientôt dans le rôle de Barbarella dans une nouvelle adaptation cinématographique! Heu, j'ai dit "heureusement"? Allez Kate, courage on t'aime (enfin un copain à moi et puis moi)!
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1 octobre 2007

Quelques mots sur quelques films (en salles)

18798941 99F, de Jan Kounen
Le cocktail Beigbeder-Kounen-Dujardin, sur papier ça laissait perplexe. Hé bien sur écran c'est une réussite totale! Oui, oui j'ai dit totale, même si le film n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre il est d'une efficacité redoutable. J'apprécie beaucoup la débauche d'effets et de techniques qui sert de vernis à un nihilisme profond, car il n'y a ici rien n'y personne à racheter. Comme le dit Octave en reniflant un truc bizarre qui traine dans son appartement, juste après avoir vomi sur une métisse nue dans la baignoire, le monde "c'est de la merde"! Dujardin prouve l'étendue de son talent comique après sa performance mémorable dans OSS 117, j'espère qu'un succès possible du film en fera un incontournable du ciné français, ça nous changerait de Clovis Cornillac et Benoit Magimel (pitié!). Pour le reste, je vous renvoie à l'appréciation de l'ami Yann made on a Mac Le Naour, et comme ça je lui fais sa pub ;o)
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mp66 Manufactured Landscape, de Jenifer Baichwal
Celui-là je l'avais raté à Bruxelles (Arenberg de mes amours...) mais j'ai pu le rattraper à Ostende et je voulais en dire un mot au cas où ce que ça lui ferait gagner ne serait-ce qu'un spectateur. En effet voilà un docu qui combine beaucoup de qualités. Plastiques d'abord, avec un magnifique travelling d'ouverture d'un quinzaine de minutes tout le long d'une usine chinoise de ventilateur pour donner le ton. Bien rythmé, mêlant interview (en off) et prise de vue sur le vif. Le film est un double voyage dans l'oeuvre du photographe Ed Burtynsky. D'une part une sorte de making of où l'on suit l'artiste dans ses déplacements, de l'autre la cinéaste épouse sa démarche et tente de l'appliquer, avec plus ou moins de succès à l'image en mouvement. Passionnant. Et surtout l'occasion de découvrir ce travail. La démarche de Burtynsky me plaît énormément. Il ne se pose pas en donneur de leçon. Il désire nous offrir un point de vue complet sur le fonctionnement du monde. Aussi il cherche les paysages modernes, ceux créés artificiliements (le titre donc) et où sont assemblés tous nos produits "made in china", mais aussi bâtit nos bateaux cargos ou où s'entassent nos ordures dans l'attente d'être recyclées. Une vision très concrète de comment le sud entretient le nord, mais par le biais seul de l'esthétique. Burtynsky c'est Yann Arthus-Bertrand sans le côté casse-couille, c'est un homme qui ne prend pas son public pour des idiots ou des enfants, qui ne prétend pas apporter de réponses, mais soulever des questions. Bref un artiste. A découvrir sur son site officiel: http://www.edwardburtynsky.com/.
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18796709 La vérité ou presque, de Sam Karmann
Avec Kennedy et moi et A la petite semaine, Sam Karmann (pour les distraits, c'est Emile le tueur-euh! dans La Cité de la Peur) a entammé un sillon qu'il continue ici de creuser, celui d'un cinéma français sans prétention mais de qualité (principalement scénaristique et comédianique, le jour où les français nous épatent avec leur photographie on commencera à y croire). Après le polar, il tente ici la comédie de moeurs, avec une sorte d'esprit anglais raffiné qui évite à la chose de tomber dans la marivaudage. Le rire est franc, la parole est libérée (un de ces rares films avec des homosexuels qui ont l'air de gens normaux sans que cela soit le thème du film, merci), l'émotion est au coin de la rue lorsque André Dussolier et Karin Viard remonte le trace d'une mystérieuse chanteuse de jazz. Car le casting est solide, outre les deux précités, on retrouve Karmann lui-même, trop rare, et François Cluzet, probablement le meilleur comédien français depuis un bout de temps.
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18774999 Mon frère est fils unique / Il mio fratello e figlio unico, de Daniele Luchetti
Malgré un haut capital sympathie à la base (un triangle amoureux, l'Italie des années 70 et ses luttes idéologiques, la jeunesse et la fougue!) cet opus rital ne m'a pas tout à fait convaincu. Ne fait pas La Meglio Juventu qui veut, même avec les mêmes scénaristes. Déjà, la mise en scène souffre du syndrome "je tourne caméra à l'épaule parce que ça fait bien mais je ne réfléchi pas à ma démarche", et du coup ça bouge un peu trop sans raison et ça c'est dommage car un beau cadre et ben c'est beau, merde! Ensuite, à force d'hésiter entre l'intrigue politique (éclairante) et l'intrigue amoureuse (attachante, deux frères ne se supportent pas mais aiment la même femme), il pêche un peu sur les deux tableaux, et escamote la demoiselle à la fin de façon abrupte. Dommage donc, car à part ça il y a quand même du bon, surtot si on s'intéresse à l'Italie et aux années 70 (et là, paf, je suis dans le coeur de cible!). La bonne nouvelle du film s'appelle Diane Fleri, comédienne française (!) qui, dans le rôle de "la fille", vole la vedette aux deux acteurs principaux. En plus d'être raah lovely (enfin photogénique quoi), elle joue diablement bien! Parions qu'on la reverra.
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26 septembre 2007

28 weeks later

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Si comme moi vous avez été un peu déçu par 28 jours plus tard le film de zombie (techniquement un film avec des gens contaminé par un virus qui ressemblent furieusement à des morts vivants) de Danny Boyle, alors que beaucoup criaient au génie, vous n'attendez sans doute pas grand chose de 28 semaines plus tard, une suite signée par l'espagnol Juan Carlos Fresnadillo (Intacto). Et bien nous avons tort, grand tort, car ce film qui vient de sortir rejoint le club très fermé des suites supérieures en tous points à l'original.
Le pitch: durant l'épidémie décrite dans le premier film, Don (Robert Carlyle) a laissé sa femme se faire bouffer par les zombies, de peur d'être contaminé à son tour. Il faut dire qu'il y a deux enfants, justement en voyage scolaire, qui l'attendent. Vingt-huit semaines plus tard, il les accueille dans un Londres sinistré, où tous les survivants sont parqués sur l'île de Dogs, seule zone considérée comme saine. Bien entendu, il porte un tant soit peu de culpabilité avec lui.... Les choses se gâtent lorsque ses enfants décident de s'aventurer hors de la zone de sécurité pour retrouver leur maison.
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Parmi les principales qualité du métrage, il y a donc ce personnage ambigu et torturé dont la rage interne s'exprimera grâce au retour du virus (car oui...). Le Londres post-apocalyptique décrit par le réalisateur espagnol qui n'avait jamais mis les pieds en Angleterre avant le tournage (!) n'est pas sans rappeler celui de Children of Men, en plus aseptisé, et c'est donc un compliment. Cependant la mise en scène est bien différente elle. Certes plus classique, mais pas moins efficace, avec une photographie de fort bonne facture. Pour une fois, le montage nerveux et elliptique ("à la" MTV) qui survient parfois et utilisé avec intelligence, parvenant à décrire un état de chaos et de perdition. Lors de la scène d'ouverture, deux longs plans de Robert Carlyle en train de courir à perdre haleine dans une immense plaine, au bord de la laquelle se dessinent les silhouettes menaçantes des infectés, passe de splendide à traumatique lorsque ceux-ci attaquent. Lors d'autres scènes bien flippantes, le film fait aussi référence à Apocalypse Now. C'est d'ailleurs le deuxième axe du film (hormis le cauchemar de Don et de ses enfants), les actes des militaires américains chargés de pacifier Londres. Ils pensaient s'ennuyer, ils se retrouvent pris au piège dans un bourbier hors de contrôle. Alors, ils tirent indifféremment sur les zombies et les civils, du haut des tours du quartier des affaires. Difficile de ne pas y voir une référence, et une critique de la situation en Irak (ou au Vietnam, d'où Apocalypse...).
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Surtout, Fresnadillo (peu friand de film d'horreurs à la base) insuffle au genre une dimension épique inattendue, déjà en germe dans le film de Boyle, mais avec plus de moyens. Ici il n'y a pas de second degrés, le propos est tenu de front et pas en métaphore. Le réalisateur et ses co-scénaristes osent prendre au sérieux un genre trop prompt à s'auto-dénigrer sous la pression de l'intelligentsia. Ici, on ne joue pas à se faire peur ou à se dégoûter, on explore notre fascination pour et notre propension à la violence. Servi par des acteurs au poil (le gamin étant le clone de Danny dans Shining de Kubrick!) et une bande son solide, 28 Weeks Later tue sa mère, voilà! Une bonne démarche de Boyle producteur qui vous fera dire pour une fois "vivement la suite" que laisse plus que présager la fin!
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15 septembre 2007

Mon anthologie de la science-fiction au cinéma, suite et fin

Première partie et introduction
children_of_men_poster Children of Men (2006)
L'acuité de la vision de notre futur proche dans ce film fait peur. En introduisant un élément de crise (les femmes perdent subitement toute fécondité. Pollution? Punition divine? Evolution?), Alfonso Cuaron, s'inspirant très librement d'un roman de P.D. James, peut grossir le trait et livrer une autopsie sans concession de la laideur de notre monde actuel (violence, extorsion, racisme...). On touche là à une des missions de base de la s-f, la plus négligée dernièrement. Mais s'il n'y avait que ça! La réalisation du film, tout en plan séquence, caméra à l'épaule souvent, avec une intégration parfaite et intelligente des effets spéciaux, est tout simplement bluffante, tout comme la photographie d'Emmanuel Lubezki et le choix d'une bande-son très seventies, aussi inattendu que pertinent. Children of Men c'est de la s-f à domicile, à dimension humaine, avec une petite touche de conte initiatique. Un régal qui a dérouté en salle, mais se refait une santé en DVD grâce au bouche à oreille.
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Avec ce classique des classique on fait presque de l'archéologie de la s-f. Metropolis fut à ma connaissance le premier film à aborder avec crédibilité les questions de l'intelligence artificielle (le robot maléfique a l'apparence de la femme aimée) et du rapport de l'homme (ici les ouvriers confinés dans les sous-sol de la mégapole) à la machine, avec un petit supplément de lutte des classes qui devait plus plaire au réalisateur Fritz Lang qu'à Théa Van Harbou, sa femme et scénariste qui collabora avec les nazis alors que Fritz choisit l'exil. Surtout, combinant les qualités esthétiques de l'expressionnisme et du futurisme, Metropolis n'a pas perdu de sa force émotionnelle. Par dessus tout, deux éléments ont fait date: le design du robot (qui a entre autres inspiré C-3PO dans Star Wars) et surtout de la ville elle-même, devenue le canon de la mégapole futuriste (de Blade Runner à la nouvelle trilogie Star Wars en passant par Le Cinquième Elément et nombres de livres et BD).
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prestige The Prestige (2006)
L'avant-dernier film de Christopher Nolan (Memento, Batman Begins) appartient au genre peu répandu de la retro-science-fiction, c'est-à-dire qu'il imagine des découvertes scientifiques révolutionnaires dans notre passé. La bonne idée du film (et tout d'abord du livre de Christopher Priest) étant de faire coller ces faits à l'histoire, puisque le savant fou n'est autre que Nicola Tesla - précurseur dans le domaine du courant alternatif, des ondes radio et des radars entre autres - et que son invention n'est pas divulguée au grand public dans le film. C'est à David Bowie qu'il revient d'incarner, avec un ravissant accent serbe, un personnage historique entouré de controverses, que le film ne rend que plus mystérieux. Ici, le progrès scientifique donne naissance à d'importantes questions éthiques et de philosophiques (j'essaie de ne pas en dévoiler trop pour ceux qui ne l'ont pas vu!). Cependant, les grandes forces de ce chef-d'oeuvre (osons le mot!) se trouvent plutôt dans son scénario retors à souhait, sa mise en scène et sa photographie fascinantes et son interprétation quatre étoile (en plus de Bowie, Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine, Scarlett Johansson). Captivant de bout en bout et meilleur à chaque vision (tous les indices sont dans la première bobine) le film est aussi une réflexion sur le cinéma et l'écriture, puisqu'en déconstruisant les tours de magie, le cinéaste expose en fait la structure même de son film.
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192929_Ghost_in_the_Shell_Posters fino2 Ghost in the Shell (1995) et Innocence (2004)
Le sommet en ce qui concerne la question de l'intelligence artificielle, posée très froidement à travers un personnage de flic hyper-sexy et hyper-violente, un cocktail qui attire l'oeil! Le tout est servi sous la forme d'un polar technologico-mystique, soutenu par la célèbre musique de Kenji Kawai. Rajoutez des dessins splendides et quelques gunfights bien sentis et vous obtenez la recette de l'excellence. Même s'il est vrai que les scénars peuvent s'avérer très obscurs, ils raviront ceux qui aiment se faire un peu mal à la tête (je lève la main!). Mention spéciale au mariage de la 2D et de la 3D dans Innocence (alias Ghost in the Shell 2, donc), le plus réussi à ce jour en animation, pour ne pas dire le seul. Si j'ai été un peu déçu par le passage de Mamoru Oshii au cinéma "live" avec Avalon, tous ses autres films d'animations sont chaudement recommandables. Pour une fois ce n'est pas un roman mais une bande-dessinée qui est adaptée ici. Masamune Shirow, l'auteur, a aussi signé un grand moment de s-f en manga, Apple Seed (là aussi, mal de tête et combats dantesques) hélas assez platement adapté au cinéma en 2006.
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THX_1138 THX 1138 (1972)
Pour les déçus de Star Wars, il existe un George Lucas cinéaste avec un grand "c", auteur et réalisateur d'une anti-utopie brillante, bien qu'elle soit son premier long-métrage. Il s'agit d'une variation sur les sociétés totalitaires, avec une touche de magicien d'Oz parce que bon c'est George! La critique de l'industrie, de la télévision, de la médecine et de la religion est acerbe. A vous de juger de ce que Lucas a fait de sa révolte depuis 30 ans... Malgré sa robe toute blanche, ce film est noir de noir et se conclut sur un plan d'anthologie, soudaine avalanche de couleurs qui laisse notre héros plus désemparé que jamais, maintenant qu'il est libre. Notre héros, c'est donc THX 1138, ouvrier condamné à construire les robots policiers qui régentent sa ville sous-terraine et anonyme. Comme à tous les habitants, dieu, auquel on peut régulièrement allez se confier au confessionnal électronique, lui a assigné une compagne, SEN, mais ils vont commettre l'erreur de tomber réellement amoureux. THX (Robert Duvall) est envoyé en prison tandis qu'un pervers (Donald Pleasence) s'empare de SEN. Cette prison, n'est qu'un infini blanc, au coeur duquel les "criminels" sont laissés à eux-mêmes. Mais THX, qui ne suit plus son traitement médicamenteux, trouve en lui l'énergie de se révolter et de tenter une évasion... Récemment relifté (quelques images de synthèse par-ci par-là dans ce qui reste essentiellement un film violemment fauché et ingénieux), mais avec tact (qui l'eut cru!) pour sa sortie en DVD, ce film longtemps oublié peut devenir un classique si suffisamment d'amateurs s'y intéressent. A ne pas manquer en ce qui me concerne, ne serait-ce que pour l'admirable conception sonore (et le montage) de Walter Murch, également co-scénariste.
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filmmanwhofell The Man Who Fell to Earth (1976)
Dans ce film du très "undeground" Nicolas Roeg, un extra-terrestre tout ce qu'il y a de plus humanoïde est envoyé sur notre planète pour lui voler son eau, qui manque cruellement sur sa planète natale. Mais, seul et incompris, il se retrouve avalé par la société de consommation. S'il tente dans un premier temps de s'échapper, il devient bien vite totalement absorbé par la télévision, l'alcool, les armes à feux, le sexe, bref, par ce que nous avons produit de mieux... A tel point qu'on finit par se demander avec lui s'il est vraiment venu d'ailleurs. En tous cas, prisonnier, comme chacun d'entre nous donc, de ce monde à la fois repoussant et fascinant, Thomas Jerome Newton (son nom d'humain) devient une épave, l'ombre de lui-même, un homme brisé comme les autres. Ce E.T. adulte et pessimiste sous cocaïne souffre certes de certaines longueurs et d'effets spéciaux "approximatifs", mais l'ambiance y est à couper au couteau et quelques scènes et décors sont d'une stupéfiante beauté plastique (Roeg tient plus de l'artiste contemporain versatile que du pur cinéaste). Surtout, l'interprétation de David Bowie, alors au sommet de sa schizophrénie, dans un rôle qui fait plus que lui coller à la peau, est culte et fait de Jerome Thomas Newton un personnage dont les psychoses vous hanteront longtemps.
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Ouf, fini! Si j'avais su dans quoi je me lançais...!
14 septembre 2007

Kubrick Expo, le diaporama

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Souvenirs de l'excellente expo Kubrick qui s'est tenue à Gand fin de l'année dernière. Les photos présentées ici sont le fruit de mes deux visites, elles ne sont pas exhaustives et certaines sont de bien mauvaise qualité, en effet les photos étaient en théorie interdites, d'où GSM et empressement...
Mes préférés:
masquecruise
Le masque de Bill Harford (Ton Cruise) dans Eyes Wide Shut, le meilleur film de tous les temps!
fidelio
"What's the password?"
objectif09
Le fameux objectif de Barry Lyndon qui ouvre à 0,9 pour pouvoir tourner à la lumière des bougies.
discovery
La vraie maquette du vrai vaisseau du vrai 2001
HAL9000
"Just what do you think you're doing, Dave?"
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